Clément Bazin : « Jamais sans mon Steel Pan »

 

A l’occasion de sa tournée d’été, nous avons rencontré Clément Bazin afin qu’il nous dévoile son histoire, ses inspirations et son actualité.

Auteur de deux EP apportant une fraîcheur caribéenne à l’électro française et une tournée de plus de 2 ans en tant qu’instrumentiste  pour Woodkid, il revient pour son projet personnel avec l’EP « US » sorti en mars dernier. Nous vous avions déjà fait découvir l’excellent « With You » lors de la Chill Sunday #125.

– Puis-je te décrire comme un mélomane auprès des lecteurs ?

Oui, depuis tout petit j’écoute vraiment tout style de musique.  Je collectionnais les cd 2 titres au primaire, je trippais à fond sur plein de groupes et de genres musicaux déjà.

– La musique qu’est-ce que cela signifie pour toi ?

Beaucoup de choses forcément, j’ai commencé tout petit avec le steelpan.

Je pense que maintenant c’est avant tout et simplement un moyen d’expression.

– Cet amour pour la musique il a commencé quand ?

Vers 11-12 ans, grâce à ma mère qui m’a emmené à des journées portes ouvertes associative ou un steelband (orchestre de steelpan) donnait un concert et proposait de rejoindre ensuite l’association pour apprendre l’instrument.

Je suis tombé dingue du son et de l’instrument et c’est comme ça que je me suis mis à la musique.

Depuis je n’ai jamais arrêté et le steelpan a toujours été là.

– Raconte nous un peu ton parcours ?

Tout petit j’étais fan de musique et collectionnais les cd…

Puis vers 12 ans j’ai rencontré le steelpan via l’association Calypsociation, ça a été un vrai coup de foudre et je suis plongé dans cet instrument et sa culture jusqu’à avoir la vingtaine environ.

Là, j’ai pris une grosse claque en découvrant la scène broken beat de Londres où j’allais souvent pour jouer avec des steelbands et puis le hip-hop de Jay Dilla et Slum Village.

C’est ça qui m’a donné envie d’essayer la production.

Je m’y suis mis doucement et j’ai sorti quelques années après 2 EP avec « With Us Records ».

Puis, je me suis retrouvé en tournée avec Woodkid pendant presque 3 ans.

Ça a été une expérience de tournée complètement folle et quand ça s’est terminé j’ai charbonné pour faire un nouvel EP.

J’ai rencontré l’équipe de Nowadays Records et on a sorti « Return to forever » très vite après cette tournée Woodkid.

J’ai pu enchaîner les dates sous mon nom et en représentant mon projet solo.

Récemment, je viens de sortir « Us » mon dernier EP.

Les dates s’enchaînent et ça se passe bien et aujourd’hui, je travaille sur un album.

– On peut voir que tu possèdes de nombreuses inspirations mais d’où viennent-elles ?

J’ai toujours aimé beaucoup de styles différents et kiffé chaque particularité. Avec le steelpan j’ai baigné dans les sons de la Caraïbes, compas, calypso, salsa, zouk…

Puis via les steelbands de Londres j’ai découvert le broken beat et la scène électronique anglaise. A l’école, c’était les années 90 et le hip-hop à fond.

C’est simplement mon parcours et les gens rencontrés comme tout le monde qui font ce que je suis aujourd’hui.

– Quand tu composes, tu te laisses une liberté ou tu restes fixé à une idée précise ?

Toujours une grande liberté mais ces derniers temps j’essaye de me donner quelques contraintes pour voir ce que ça donne et trouver d’autres voies.

– Quels sont tes références ?

J’aime beaucoup Jay Dilla, Caribou, Slum Village, Sly Stone, Kaytranada, D’Angelo.

– « Clément Bazin » ça signifie ?

Mon Nom ! (Rires)

– Tu es clairement passionné de musique, quel est ton point de vue sur la scène actuelle et les années à venir ?

Je trouve les scènes actuelles supers intéressantes.

Je me trompe peut être mais j’ai l’impression que ça stagne moins qu’il y a quelques années où on était plus sur une admiration du passé et un culte du vintage.

J’ai le sentiment qu’on avance et qu’on teste plus de choses, c’est agréable et novateur.

– Est-ce que tu possèdes une habitude, un objet qui ne te quitte pas dans tes déplacements, tes représentations ?

Pas vraiment non. Je ne suis pas très fétichiste de ça. Je n’ai pas vraiment de toc vis à vis de ça.

Après jamais sans mon steelpan ça c’est sûr.

 

On va passer à une séquence que j’apprécie les questions « Si tu… » :

 

– Devais revivre un moment de ta vie ce serait ?

Mon premier bobun.

– Étais coincé dans un ascenseur avec quelqu’un ce serait ?

Sly Stone.

– Étais un album ?

Voodoo de D’Angelo.

– Étais un film ?

The Big Lebowski.

– Avais le choix de composé un titre mondialement connu ce serait ?

Le générique de Fort Boyard.

– Étais un personnage célèbre, ce serait ?

Jack London.

 

On va finir sur ton futur :

 

– Quels sont tes projets à venir ?

Un album qui est en cours de préparation et  pour l’instant c’est la tournée de l’été / automne qui démarre.

-Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter ?

Un bon appétit.

-Pour les lecteurs une petite info exclusive ?

La Gaîté lyrique le 30 novembre sera très spéciale niveau formation scénique !

-Un dernier message pour conclure ?

Amour, paix et unité !

 

Un grand merci à Clément Bazin pour nous avoir transmis sa bonne humeur et son amour pour la musique. Vous pourrez le retrouver en tournée dans toute la France cet été, ne ratez pas son steel pan !

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