Fritz Kalkbrenner – Ways Over Water (Album)

Et si la musique électronique avait enfin trouvé Sa Voix … Je me souviens encore du joyaux de la bande son du film « Berlin Calling », « Sky and Sand » qui avait propulsé Fritz Kalkbrenner sur le devant de la scène électro-pop allemande en 2008. (https://soundcloud.com/jibax/sky-and-sand-paul-kalkbrenner).

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Une nouvelle vague venait de déferler dans le milieu, où la voix et la pop s’allient avec grâce et virtuosité à l’électro. Fritz devient le maître en la matière et ses deux derniers albums l’ont déjà plus que confirmés. Avec son dernier né « Ways over Water », Fritz suit la voie qu’il s’était lui même tracée mais d’une manière plus personnelle. Sa production s’embellie et s’étoffe grâce à des nouveautés musicales d’une efficacité incontestée.



Le premier single « Back Home » nous met déjà tous d’accord et annonce un album plus que prometteur. L’électro devient ultra mélodique et la voix nous embarque immédiatement. Fritz a trouvé l’équilibre parfait entre des sonorités pop, house et électro, et sa ligne de voix. On aimera l’écouter autant chez soi que sur un dancefloor. Dans les deux cas, on savourera l’harmonie et la vénusté de ce titre.


 


« Pass the Buck » est l’un des titre les plus groovy de l’album. Une ligne de basse à la guitare pose la cadence avec des riff aux touches afro-beat. Quelques secondes suffisent à la batterie pour accélérer le tempo et annoncer un décollage imminent. On sent notre corps en haleine, dans l’attente de l’explosion qui reste en suspens jusqu’à la troisième minute. Enfin la délivrance pour le corps et l’esprit, et c’est bien à cet instant que l’on cerne toute la personnalité de cet album.

« Ways over water » devient une frustration corporelle et spirituelle ô combien plaisante. Notre maestro Fritz fait de sa musique un instrument émotionnel puissant.

« Fake Magic », le quatrième titre de l’album, se révèle un peu lent sur les premières mesures, mais la ligne instrumentale deep-house qui se révèle après quelques minutes nous séduis dès les premières sonorités, et on se laissera porter jusqu’à la fin et au-delà… « Void » distille magistralement un beat électro pointilleux et une ligne mélodique de voix plus que jouissive. Un synthé céleste vient garnir le tout et fait de ce titre l’un des petit bijoux musical de l’album.

«  Heart of the city » repart sur l’instrumentalisation de la voix. Fritz joue encore une fois sur l’affectif. Un texte émotionnellement fort orné d’une mélodie digne des plus belles musiques de films, comme si notre Dj faisait ici un clin d’œil au titre qui l’a fait grandir… « The sun » est le morceau au beat irréductible. D’abord adagio, le tempo s’accélère très vite et connaît des briefs plus moderato lors des passages de la ligne de voix. Le saxo de fin apporte lui aussi une touche piquante au beat pour boucler la mélodie avec finesse.

« Front of the world » propose une mélodie aux influences groove très prononcées. On y retrouve un beat au saxophone africano-groovy, fortement inspiré des productions de Fela Kuti. Au monologue du cuivre se marie la voix chaude de Fritz qui apporte l’électro touch au morceau. Enfin, « Every day » est LE titre dancefloor de l’album. On ne pourra couper à un mouvement de tête qui annonce un futur déhanchement inévitable après quelques secondes d’écoute.

Fritz harmonise avec maestria un orchestre et une voix en échos. Il pose les bases de ce morceau avec un beat électro pop cadencé. Des cuivres (la grande nouveauté de cet album) attaquent rapidement une ligne mélodique qui révèle toute la profondeur du titre. A cela s’allient efficacement la rythmique mosso de percussions et une profondeur de voix presque émotionnellement céleste.

Quand la musique est au service d’une voix, Fritz Kalkbrenner n’est forcément pas bien loin…


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