Grand Angle : A la découverte du mythique Garorock !

Garo pluvieux, Garo heureux !

 

C’est sous une pluie battante que nous faisons notre entrée dans le troisième plus gros festival de France. Après une attente plutôt longue au checking à l’entrée du camping, en partie due au choix initial de refuser les canettes de bières en plus des bouteilles en verre, nous prenons place sur la « plaine de la Filhole », loin des arbres, risque de tempête oblige ! On notera durant cette arrivée plutôt chaotique, le calme absolu de la foule et de la sécurité qui gère parfaitement la situation.

Un temps changeant mais une bonne ambiance, l’attente est aussi l’occasion de rencontrer les festivaliers et de prendre la température : le Garorock 2017 peut commencer !

(Installations sur le camping, le calme avant la tempête- Crédit photo : Léo Edery)

Une fois installé, la première soirée (gratuite) du Jeudi a déjà démarré, rendez-vous sur la scène du camping avec une programmation soignée et très bien choisie pour une mise en bouche de ce qui nous attend les prochains jours. On notera la performance toujours aussi originale du duo français French Fuse, avec leur célèbre remix issue de la sonnerie apple : « iPhone 7 Remix » L’ambiance est excellente malgré la pluie, ça fraternise dirons-nous ! Le groupe « Salut, c’est Cool » a envoyé un set de 3h aussi déjanté que nous pouvons l’imaginer et a ainsi conclu la soirée d’ouverture du camping.

En conclusion : Avec une telle entrée en matière niveau ambiance, nous avons vite oublié l’attente de l’après-midi !

(Le duo French Fuse sur la scène du camping – Crédit photo : La CLEF)

 

Un Vendredi de Gala

Vendredi matin, c’est un dur réveil boueux qui nous attend, le seul point positif : la canicule ne nous a pas réveillé !

Nous avons le grand regret de ne pas pouvoir nous servir du plus grand ventriglisse d’Europe, spécialement affrété par Garorock pour l’occasion, cependant, certains créatifs ont créé leur propre terrain de jeu…
Aussi, beaucoup de festivaliers se retrouvent en dehors du festival dans le centre commercial pour faire des achats nécessaire : Bottes & K-Way. Le ton est donné.

Tout ceci n’atteint pas la bonne humeur qui règne au sein de la 21ème édition du Garo, les différents stands et animations mises en place pendant la journée tournent à plein régime, les apéros coulent à flot aux quatre coins du camping où, dès 11h, la musique a repris son droit sur la nuit.

(Crédit photo Léo Edery)

À l’approche de l’ouverture des grandes scènes, vers 18h, une file d’attente massive est venue remplacer celle du camping : les festivaliers sont bouillants !

Pour que vous vous fassiez une petite idée de l’organisation du festival, nous vous faisons un petit récapitulatif très simple. Vous avez d’un côté le camping qui dispose de sa propre scène (Jungle) et de l’autre, vous avez quatre scènes là où vous retrouverez toutes les têtes d’affiches. Sur cette deuxième zone, vous retrouvez les deux scènes principales (Scène Garonne Pression Live & Scène de la Plaine) côte à côte qui alternent la programmation avec quinze minutes de break entre les artistes, le temps de se déplacer pour ne rien manquer de la soirée ! Ensuite, vous aurez deux scènes « annexes » : La scène du Trec et la scène Garoclub. Ces dernières ciblent une programmation plus pointue avec de jeunes artistes à fort potentiels qui donnent tout sur scène, là aussi c’est très éclectique pour coller à l’ambiance Garorock.

(Scène de la Garonne – Pression live . Crédit photo Léo Edery)

(Scène de la Plaine. Crédit photo Léo Edery)

En ce premier soir c’est Georgio qui ouvre le bal sur la scène Garonne « Pression Live », c’est un

des artistes les plus attendu sur les diverses scènes française durant cet été, c’est donc un très bon choix stratégique de le faire démarrer : pari réussi, la fosse est pleine. Quelques jours après la réédition de « Héra », le public répond présent en chantant ses refrains avec force, il était bel et bien attendu !

L’autre artiste très attendu de la soirée était Kungs, hitmaker français qui cartonne dans le monde entier, ce dernier avait la lourde tâche de jouer après Diplo, l’emblématique membre de Major Lazer. Le set de celui-ci a été très rythmé comme à son habitude, très riche en transitions rapides et en mashup inédits, bref, un énorme show qui a laissé la foule en transe, pas facile comme warm-up pour notre jeune Kungs !

En effet, ses tubes This Girl ou encore Don’t you know sont très dansants avec des mélodies harmonieuses et entraînantes, autant dire que le contraste est saisissant sur le papier. Cependant, le jeune Kungs est déjà grand, l’expérience des grands festivals lui a surement appris à se mettre le public dans la poche en quelques minutes, son set est aussi surprenant que qualitatif, un temps calme puis un temps fou, des mashups en veux-tu en voilà, il s’est hissé au niveau des plus grands !

Entre temps nous avons eu l’occasion d’apprécier la voix de Beth Ditto et la Danoise Mø, internationalement connue pour son hit Lean On, des performance pleines d’énergies précédant le live de Foals, un peu mou au début mais finissant en apothéose !
Puis ce fut au tour de Phoenix d’éclabousser la foule d’une scénographie incroyable avec un miroir géant, malgré les averses, le public a répondu présent et le groupe Français a su nous en remercier avec une grande performance.

Le tout fut conclu par un set de Solomun où une dernière averse envoya l’essentiel de la foule au

lit avec cependant quelques milliers de festivaliers rescapés.

En conclusion, un premier « vrai » soir exceptionnel, la programmation a glissé comme si les artistes s’étaient entendus avant l’événement, un grand show pour un grand soir : un Vendredi de Gala.

(Scène du Garoclub. Crédit photo Léo Edery)

Un Samedi en dent de scie

C’est déjà notre deuxième réveil sur la plaine, les premiers signes de fatigue apparaissent mais la nuit précédente a tellement été dantesque qu’on ne saurait se plaindre.

Aujourd’hui on s’est posés à l’espace presse pour rencontrer nos différents collègues sur l’événement, là aussi l’ambiance est au beau fixe d’autant plus que l’équipe de Garorock est très accueillante !

Sur le camping, il s’est installé un véritable esprit de camaraderie, les filles se font jolies, les garçons…jouent dans la boue !

(Crédit photo Léo Edery)

Durant l’après-midi, les déguisements font également leur apparition avant l’ouverture des grandes scènes, l’ambiance est montée d’un cran avec l’arrivée d’une nouvelle vague de festivalier ! D’après les chiffres officiels, le festival a accueilli 105 000 festivaliers ! L’édition 2017 a donc battu des records :

  • 92 000 festivaliers pour vendredi samedi et dimanche
  • 13 000 festivaliers déjà présents le jeudi sur le camping
  • 38 000 festivaliers le samedi

(Un stormtrooper égaré. Crédit photo Léo Edery)

La programmation de samedi nous réserve des univers diamétralement opposés, du label aux tonalités envoutantes de Hungry Music, représenté par N’to et Joachim Pastor (#Sinners), jusqu’aux profondeurs mélancoliques de London Grammar, en passant par le phénomène de mode La Femme, le début de soirée annonce la couleur !
Nous pourrons regretter l’ordre de passage de la soirée tant il est dommage d’avoir fait jouer aussi tôt le projet Sinners qui aurait mérité plus de monde dans la fosse.

Puis… ce fut le drame de cette édition. Après une performance exceptionnelle de London Grammar, M.I.A avait la lourde tache de relancer un public bercé par le groupe britannique et la voix de sa chanteuse Hannah Reid. Je pense que certains festivaliers se demandent encore ce qu’elle est venue faire sur scène, nous critiquons souvent les DJ set par rapport aux lives, croyez- moi, on aurait préféré un juke box. Une performance en dessous de tout, les minutes ont semblé longue durant son passage. Inutile de s’éterniser sur cette seule erreur du festival, mais il est vrai que l’attente fut longue avant l’arrivée des ténors Vitalic & Mr.Oizo ! Le premier a joué son live ODC comme à son habitude depuis certain temps, présentant par la meme occasion son dernier album, le second a répondu pleinement aux attentes : une foule en délire !

Pour finir, le groupe breton Stand-High-Patrol est venu conclure la soirée avec de l’électro dub pour les plus téméraires d’entre nous !

La journée nous a laissé un sentiment étrange, une programmation très intéressante mais un rythme saccadé. Une sorte de contre courant musical. Totalement spectateur, nous avons profité de la soirée et sincèrement apprécié la beauté du spectacle.

(L’entrée des grandes scènes. Crédit photo Léo Edery)

Un Dimanche en apothéose

Troisième et dernière journée de cette 21ème édition, la boue s’est substituée à nos vêtements. On notera par ailleurs le retour en force du soleil pour la première fois du week-end !

Une belle journée que nous avons passé à vadrouiller autour des tentes pour avoir quelques retours sur le festival. Il en est ressortie une seule chose au-delà de la qualité du spectacle qui était réellement à la hauteur (hormis la performance de M.I.A, NDLR) : Le prix des bières. 7.5€ la moins chère, c’est la petite déception des festivaliers. On espère qu’on sera entendu pour l’année prochaine !

 

(Crédit photo Léo Edery)

Niveau déguisement et ambiance, cette année le public aura été à la hauteur, des tenues aussi créatives qu’intriguantes, ça rappelle Woodstock !

(Crédit photo Léo Edery)

Pour cette dernière, on retrouvera sur scène : Motivés!, Milky Chance, Petit Biscuit, Mac Miller, Royal Blood et Justice pour conclure. Est-il nécessaire de commenter le line-up de closing ? A nos yeux c’était le plus fort des trois jours, une grande cohérence dans la diversité !
On en retiendra que Petit Biscuit est réellement un des artistes français les plus talentueux sur scène, un live complet à lui tout seul : batterie, guitare, percu, synthé ! Le tout en jouant ses mélodies entrainantes, un délice sonore. Mac Miller a toujours autant d’énergie sur scène, on regrettera simplement qu’Ariana Grande soit restée en loge (selon nos informations) !

Et pour finir, Justice. C’était beau, c’était grand. Ils se sont même permis de s’immobiliser sur scène, sans musique, pendant une bonne minute, stroboscope à fond et foule survoltée en face, un moment inoubliable.

(Crédit photo Léo Edery)

Pour conclure cet article, nous tenions à féliciter toute l’équipe Garorock et particulièrement les techniciens qui ont réalisé un travail dantesque pour nous proposer un spectacle de qualité malgré des conditions météorologiques compliquées. On se retrouve l’année prochaine, merci à vous !

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Hugo Laurentie