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Grand Angle : Unity Group et son “writing camp” au service du talent.

Fabich

Voilà quelques années que Unity Group a mis en place des sessions « writing camp » pour permettre aux artistes de s’exprimer et de produire dans un cadre « professionnel ».

Ces sessions nous ont intrigués, pour cela nous sommes allés à la découverte de ce « writing camp » afin de comprendre le concept et l’apport qu’elles peuvent avoir.

C’est donc direction les studios Miloco à Londres que Riptide a rejoint l’équipe Unity Group afin de se procurer quelques informations croustillantes.

 

Un concept existant mais trop peu connu :

https://www.facebook.com/UnityGroupOfficial/videos/1582628488492934/

 

Les « writing camp » existent depuis de nombreuses années se déclinant sous plusieurs formes. Elles sont essentiellement liées au milieu artistique (Cinéma, Théâtre, Musique…) pour autant, rares sont ceux qui en parle.

Aujourd’hui, c’est grâce à Unity Group via sa filiale Unity Publishing que l’on peut vous proposer un insight de ce concept (Déroulement, Ambiance, Apport…), pour cela, nous avons passé une après-midi à rencontrer et échanger avec le staff et les artistes sur cette initiative.

Ce n’était pas la première session pour le staff d’Unity Group contrairement à quelques artistes du roster. Londres est devenu un hub pour Unity qui a déjà fais exploser des talents comme les Lost Frequencies, Kungs, Klingande ou Michael Calfan.

 

Un staff aux petits soins pour ses artistes :

©Jonathan Vitteaut

Basile Beaugendre, talent manager chez Unity Group, nous a fais la visite des studios avant de nous accorder une interview pour nous expliquer le concept ainsi que ses apports.

 

  • Basile, peux-tu expliquer aux lecteurs l’initiative des « writing camp » ?

 

Le « writing camp » existe depuis 3 ans maintenant chez Unity Publishing. L’idée était d’aller au début du processus de création en donnant les moyens à nos producteurs de pouvoir réaliser de bonnes collaborations et de concevoir encore plus de musique sur un laps de temps réduit.

Il faut savoir qu’une grande partie de nos artistes et de ceux qui sont sur le marché ont commencé dans leurs chambres, avec leur propre « home studio ».

Généralement, le matériel n’est pas optimal et limite la création. De ce fait, on souhaitait résoudre ce « problème » en fournissant aux artistes un cadre professionnel dans lequel les collaborations, le matériel ainsi que l’encadrement leur permettrait de s’épanouir pleinement dans leurs créations.

Notre première session dans des studios au nord de Londres s’étant très bien passée, on a décidé de continuer tout en peaufinant chaque année les ressources disponibles pour les artistes.

 

  • Après ces trois sessions, quel bilan pourrais-tu faire de ces « writing camp » ?

 

Le premier apport de ce camp c’est leur faire découvrir une méthode de travail vraiment professionnelle.
Si je prends l’exemple d’un de nos artistes, Nick Peters va avoir 17 ans, avant cette première session, il n’avait connu que le « home studio » et aujourd’hui il a accès à des ingénieurs du son, des musiciens, des ressources qui vont lui permettre d’apprendre, comprendre et surtout de développer son talent.

Ces sessions apportent une toute nouvelle dynamique pour les artistes, au contact direct de professionnels, ils peuvent produire plus simplement et plus qualitativement des titres, il y a un retour direct concernant leur façon de travailler et de concevoir leurs projets, l’échange y est pour beaucoup.

 

Si je dois tirer un bilan niveaux « tubes », la première année a été très productive ! On a eu Julian Perretta qui est passé au « camp » et qui a bossé avec Clément Bcx. BCX avait donc écrit « Miracle » et lors de son passage, ils ont tous les deux retravaillés sur une version pour Julian Perretta.

Autre grosse sortie, c’était « Don’t You Know » de Kungs avec Jamie N Commons. D’ailleurs, c’est assez marrant car je me souviens de Jamie N Commons qui cherche quelques accords de guitare tout en commençant à écrire les paroles et quelques mois plus tard, tu retrouves la chanson à la radio.

Ça donne une impression de « vécu » vis à vis de la chanson, tu vois l’idée devenir un projet, être retravaillé et soudain tu entends le rendu. Il y a vraiment tout un processus qui se déroule lors des « writing camp » et c’est aussi un bel exemple pour nos artistes de voir leur travail éclater au grand jour.

 

  • Qu’est-ce qui te séduit dans ces sessions ?

 

Que ce soit pour le staff ou les artistes, je pense que c’est les rencontres que l’on peut faire lors de ces sessions. Je me rappelle qu’au premier « writing camp », on a eu Steve Edwards qui avait écrit « World Hold On » avec Bob Sinclar. Il faisait une session d’écriture en studio et il possédait cette énergie folle, la même voix que sur le titre, le voir réaliser cette performance en live c’était magique. J’ai grandi avec ces sons là, Bob Sinclar, Martin Solveig, David Guetta, le trio français qui a propulsé la « french house » au rang international et quand tu as l’occasion de rencontrer les personnes qui ont participé à ce mouvement dans la vie c’est exceptionnel.

 

  • Mais du coup, avant Unity Group que faisais-tu ?

 

J’ai connu Edouard (avec Romain ils sont les fondateurs de Unity Group ndlr) pendant mes études supérieures. Je mixais depuis le lycée et j’avais continué pendant mes études, et puis j’ai rencontré Edouard durant les premiers jours de mon cursus à Lille. J’organisais la soirée d’intégration de mon école et comme je savais qu’il était Dj, je lui ai proposé, il m’a dit « oui » direct et de là est né une belle amitié !

Après mes études, j’ai travaillé dans l’événementiel pour un gros groupe Français et Edouard m’a rappelé il y a 3 ans maintenant en me proposant un job. J’ai donc démissionné et je me suis lancé dans l’aventure Unity Group.

 

 

  • Vous possédez un roster multiculturel, étais-ce un choix de votre part ou cela s’est fait au feeling ?

 

Pour être honnête, c’est que de la musique, c’est nos coups de cœur qui influencent nos choix. On est toujours en veille de tout ce qu’il se passe, on check les nouveautés, on regarde les démos que l’on reçoit et on se fait des sessions d’écoute.

Après cela, on se réunit, on échange et une fois que l’artiste est approuvé à l’unanimité, il est intégré au roster.

D’ailleurs, il est important de noter que l’artiste n’est pas choisi que pour ses « titres », on est très attentif au projet, à l’univers et à son potentiel, une fois que tous ces critères sont réunis, on lui propose d’intégrer l’équipe.

 

  • Au final la clé du succès chez Unity Group, c’est son ouverture d’esprit, ne pas avoir peur des « tendances » ?

 

Exactement, car un titre qui peut être catalogué comme trop « commercial » ou « underground » en France, peut avoir une réussite dans un pays totalement différent.
C’est important pour nous de ne pas se limiter à un seul territoire et une seule vision de la musique. Sur cet aspect, on essaye vraiment de faire du qualitatif et trouver le pays / le label où le titre à le plus de chance de succès.

C’est justement très intéressant de faire des rendez-vous annuels comme on fait à Londres, Ibiza, Amsterdam, Miami ! Cela nous permet d’observer les différents styles, ce que les Djs, producteurs, chanteurs jouent ; les dernières tendances, pour ensuite pouvoir travailler avec nos artistes sur la conception de nouvelles tracks.

 

  • Avec un roster composé de jeunes talents, d’artistes accomplis et de têtes d’affiche, comment en tant que manager fait-on en sorte que ce soit cohérent ?

 

La démarche qu’on a mise en place depuis le début c’est que les « grands » aiment donner un coup de pouce aux « petits » et les plus jeunes apprécient énormément de se développer autour des artistes accomplis.

Après, il faut comprendre qu’on a toujours fais en sorte de développer au maximum nos artistes, c’est d’ailleurs pour cela qu’on limite leur nombre dans notre roster.

La seule chose qui change réellement entre ce que tu peux appeler les « gros » et les « petits » c’est l’expérience, le potentiel est assez similaire, il faut juste qu’ils passent quelques étapes et c’est ce que l’on essaye de réaliser chez Unity Group.

Pour reprendre l’exemple de Nick Peters qui est jeune, on le traite comme tous nos autres artistes, ce n’est pas parce qu’il est plus jeune et moins expérimenté qu’on va lui accorder un studio moins « optimal ». On s’affaire à lui fournir le cadre le plus professionnel afin qu’il puisse exploiter tout son potentiel et exprimer au mieux son projet !

 

  • Depuis cet été, il y a de grosses actualités qui se sont enchaînées pour Unity Group, Klingande avec « Pumped Up », Addal qui a sorti « 405 », Naxxos avec l’EP Animal, des nouvelles sorties à prévoir pour Unity ?

 

En janvier / février on va avoir pas mal de sorties ainsi qu’avant l’été.

On communiquera sur Riptide Music les futures sorties de nos artistes et l’avancée de nos projets.

https://www.instagram.com/p/Bcui6X0B6OL/

  • Pour finir, comment résumerais-tu ce « writing camp » ?

 

Le mot le plus exact serait « intense », ce sont des journées de 12 heures, c’est assez fort en émotions. Il y a aussi énormément de travail qui a été consacré à la préparation de cette session, organiser les rendez-vous avec les chanteurs, musiciens, professionnels. On possède une feuille de route par artiste plus par artiste en collaboration, c’est toute l’équipe Unity qui est mobilisée.

On a préparé ça depuis le mois d’août donc forcément quand tu réalises que tout s’est bien passé, tu es soulagé.

Donc même si c’est très intense, ça en vaut amplement le coup, on assiste à des moments uniques de création musicale pure, il y a une magie qui réside dans ses sessions.

 

Le « writing camp » vu par les artistes :

©Jonathan Vitteaut

Lors de notre passage au « writing camp » nous avons eu l’occasion de croiser l’essentiel du roster Unity Group, Betical, Naxxos, Clément Bcx, Addal, Fabich

On en a profité pour venir prendre la température de cette session auprès des Mozambo et de Nick Peters.

On commence notre décryptage avec les Mozambo.

C’est un trio qui se tient devant moi, Alexis, Clément et Guillaume arborent un grand sourire qui traduit la bonne humeur et le bon déroulement de cette session.

Mozambo c’est un groupe amoureux de mélodies, d’accord fleuris et de rythmes entraînant, pour preuve l’excellent remix de « Katchi » qu’ils ont produits ou encore « Bright Side » et « To Describe You ».

 

  • Pouvez-vous me faire un petit retour sur ce « writing camp » ?

 

On est encore mieux que l’année dernière, on a bien bossé, on dispose de 4 tracks, même 5 en 3 jours.

Ce qui est vraiment cool, c’est que l’an dernier c’était notre premier « camp », on était un peu sous pression, c’était assez impressionnant. Mais du coup cette année, on est revenu avec nettement plus de confiance en nous et avec notre univers définis.

Pour être honnête, la session de l’année dernière était un rodage, elle nous a permis de nous découvrir, de comprendre et maitriser notre essence musicale. Aujourd’hui c’est vraiment une confirmation, on sait ce que l’on veut faire. Désormais, quand on est avec des chanteurs, des producteurs, des professionnels, on est sûre de nous, on gère mieux les sessions studios, on connaît nos objectifs !

L’avantage de ce genre des « writing camp » est que tu te confrontes à des univers très différents, avec des mecs qui ont vraiment cette synergie artistique similaire à la notre, qui veulent créer vite et bien, tout le monde a réellement le même objectif, ce qui facilite les échanges et le travail.

Au final l’important, ce n’est pas de finaliser une track mais plutôt de concentrer toutes les influences et les envies de chacun afin d’arriver à un petit « bijoux ».

 

  • Justement, pour vous comment s’est passé votre « première fois » l’année dernière ?

 

C’était impressionnant, cela change de notre quotidien. On avait pour habitude de travailler dans nos chambres, de produire dans un petit espace avec le « minimum vital » et là tu arrives dans des studios suréquipés qui sont accompagnés de tous les professionnels de la musique.

Il y a vraiment eu une conversion de nos habitudes avec ce premier « writing camp », on est passé de « producer bedroom » à « producer studio ». De plus, on s’est directement senti à l’aise, on a mis une journée à découvrir toutes les possibilités qu’il y avait sur place. Une fois que l’on a compris le potentiel, on s’est mis au travail et c’est un réel bonheur d’avoir à disposition autant d’outils pour créer, c’est vraiment dans ce genre d’atmosphère qu’on est le plus productif.

Ce qui est exceptionnel dans ce cadre, c’est que si on possède une idée, on a tous les moyens à disposition pour la réaliser (instruments, chanteurs, musiciens, producteurs…), ce qui n’est pas toujours réalisable lors qu’on bosse chez nous.

 

  • Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans ces sessions ?

©Jonathan Vitteaut

L’écoute, les conseils, le regard des autres, on travaille avec des professionnels qui ne sont disponibles qu’ici. Ce sont des gros producteurs, prenons l’exemple de celui avec qui nous composons actuellement, il a travaillé avec Florence and the Machine, Tinie Tempah, Duke Dumont, c’est juste exceptionnel de pouvoir échanger nos visions, la direction artistique du titre.

On est vraiment au contact de professionnels aguerris qui nous permette de mettre en lumière nos projets, nos choix et le développement de notre univers.

Ce qui est énorme, c’est l’échange, grâce à eux on exploite pleinement notre potentiel et en retour ils sont vraiment satisfait de pouvoir découvrir des idées, bases qu’ils n’ont pas l’habitude d’entendre !

 

  • Pouvez-vous chacun conclure ce « writing camp » avec le mot qui reflète le plus cette session ?

 

Alexis : « Magique », clairement, c’est un moment unique, comme on l’a dit précédemment, toutes ces opportunités qui s’offrent à nous, c’est exceptionnel. Les sessions en studio ont vraiment amené une nouvelle dimension à notre projet.

Clément : « Confirmation », l’année dernière on était un peu bloqué, mais cette année on a pu exploiter notre potentiel, on a vraiment senti qu’on était là pour une bonne raison. La musique est notre passion à tous les trois et lorsqu’on te propose ce genre de session, tu l’exploites à fond.

Guillaume : « Évolution », on a vraiment passé un cap, aujourd’hui on dispose de notre propre style, on est organisé, on sait ce que l’on veut produire et on a pu bien bosser dessus.

Cette session était essentielle pour nous, on arrivait avec des idées, il fallait les convertir cette année et on termine le « writing camp » avec des tracks solides et une grande satisfaction.

On a vraiment hâte de voir les futures annonces des Mozambo, ces trois frenchies qui sont dotés d’une sacrée énergie, possède aussi un univers unique et un potentiel qui s’affirme !

©Jonathan Vitteaut

 

Après avoir rencontré les Mozambo, nous avons décidé d’aller découvrir Nick Peters, dernier arrivé sur le roster Unity Group et qui vivait son premier « writing camp ».

Petit sourire en coin, la nouvelle pépite d’Unity Group a la tête sur les épaules et sa gentillesse n’a d’égal que son potentiel, écoutez « No Love In Brooklyn » et « Release Me » si vous souhaitez comprendre le « personnage » !

  • C’est ton premier « writing camp », quel est ton ressenti ?

©Jonathan Vitteaut

J’ai 17 ans, c’est la première fois que je travaille ailleurs que dans ma chambre, ici, il y a vraiment une atmosphère, un cadre que je découvre. C’est unique, tout le monde est à ton écoute, les opportunités qui te sont proposées sont immenses. Personnellement, j’ai trouvé cela assez magique, les instruments à ta disposition, les professionnels qui te conseille, t’oriente tout en gardant la « marque personnel » de ton titre.

Je suis arrivé à Londres avec des productions déjà préparées, j’ai pu les peaufinés, les modifier, écouter les avis des pros et enregistrer les vocales, les instrus tout en les bouclant.

Au final, je vais garder une certaine émotion de ce premier « writing camp » !

 

  • Tu n’étais pas « impressionné » d’être propulsé dans ce cadre, avec autant de professionnels ?

 

Pour être honnête, si, au début j’étais quand même un peu inquiet, j’avais l’habitude de travailler seul.

Puis on t’accueille, tu te rends compte que tout le monde est très accessible et concentré sur ton projet, il y a une dynamique qui se crée qui te met directement à l’aise. Je me souviens ma première session en studio, ça s’est fait tout seul, il n’y a pas eu de malaise, on s’est tout de suite compris avec les professionnels, ce qui m’a rassuré.

L’important aussi c’est qu’on vit ensemble, on est dans les mêmes appartements donc la journée tu la passe à bosser et le soir tu échanges avec le reste du roster, je me suis senti comme chez moi.

 

  • La production comment ça s’est passé, tu étais arrivé avec des compositions, aujourd’hui, elles sont finalisées ?

©Jonathan Vitteaut

Jeudi, j’étais avec un producteur, cela s’est très bien passé. J’avais l’habitude de travailler avec des chanteurs, mais c’était la première fois que je bosser avec un producteur, cela apporte une nouvelle touche, une tout autre dynamique à ton titre.

On a commencé un titre le matin même accompagné de Raphaella (chanteuse présente sur l’EP Animal de Naxxos ndlr), on a tout réalisé dans une seule journée. Ce qui est intéressant c’est qu’il y a des éléments que j’utilise dans mes tracks et avec l’aide du producteur on les a remaniés tout en ajoutant sa touche personnelle. L’apport est consistant car il avait une vision différente de la mienne, de ce fait, le titre garde ma « patte artistique » tout en ayant une fraicheur amenée par le producteur avec lequel je travaillais.

 

  • En un mot, comment décrirais-tu cette semaine ?

 

« Impressionnant », les studios sont incroyables, les outils qui sont mis à ta disposition et l’ambiance m’ont permis de développer mes tracks avec une liberté que je ne possédais pas avant.

C’était ma première fois en studio et je n’ai qu’une envie, répéter cette expérience !

©Jonathan Vitteaut

Unity Group a su trouver l’équilibre entre professionnalisme et esprit de famille pour mettre dans les meilleures conditions son roster de qualité. Riptide tient à remercier le staff et les artistes présents pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé, on a qu’une envie, avoir de vos nouvelles !

Responsable des gourmandises lettrées que je vous procurerai !

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