Interview Joachim Garraud

Joachim Garraud, l’un des DJ les plus connus de la sphère techno et électronique nous fait l’énorme honneur de répondre aux questions de Chill-Music à l’occasion du festival Inox Park qui se déroulera le 5 septembre prochain (Places à gagner). L’organisateur de l’Inox festival nous raconte sa vision de la musique ainsi qu’une bonne anecdote tirée d’un de ses live.

1. Depuis combien de temps faites-vous de la musique?

J’ai commencé très tôt quand j’avais 6 ans. J’en ai 47, vous faites une petite soustraction ça fait 41 ans (rires). J’ai commencé avec une musique plutôt classique et une formation de musique au conservatoire de Nantes en percussion et piano. Puis j’ai démarré dans la musique électronique parce que j’aimais beaucoup les ordis.

 2. Quelles sont vos influences musicales ?

Pour le parcours musical, ça va aussi bien de compositeurs classiques, même si ça ne se ressent pas forcément dans mes dernières productions, que des artistes techno et électroniques. Je pense avoir été beaucoup influencé par les disques de mes parents.

J’avais la chance d’avoir une maman professeur de danse, qui allait chercher des disques un peu avant-gardiste. Elle m’a fait découvrir des groupes comme Jean Michel Jarre, George Duke, Simple Man, Depeche Mode ou encore Cure. Toutes mes influences, c’est un peu le mélange de tout ce type de musique des années 90  et un peu de la techno de la fin des années 90.

 3. Comment décririez vous votre musique ?

C’est toujours difficile à décrire en quelques mots. Je dirais positive, dynamique, elle procure des émotions dans les contrastes avec des choses très fortes et après très douces. Je décrirais ça comme de la musique électro techno de la famille électro.

4. Si vous pouviez décrire l’univers de « CUT THIS S***» en trois mots, ce serait ?

Mystérieux, puissant et rythmique. Ce n’est pas un exercice facile ce que vous demandez (rires).

 5. Comment s’est passée la réalisation de ce son qui est très prononcé techno ?

Ca c’est fait à partir de sons que j’aimais bien mettre ensemble. Comme un cuisinier qui ferait une recette en fonction des ingrédients qu’il a. j’avais d’abord des très bons ingrédients avec des sons un peu envoûtant et quand j’ai commencé à les mettre ensemble, est apparu « Cut This S*** », qui est effectivement très techno. Et j’aime bien l’univers qui se dégage de ce titre.





6. Et concernant ton ZeMIXX « Jump Under The Sun » ?

C’est mon bébé, c’est un Podcast qui a neuf ans. Neuf années que toute les semaines, j’offre une heure de musique gratuite et ça fait neuf années qu’on est en tête des classements itunes pour les podcast en France devant des radios comme RTL, France inter. C’est incroyable de se dire que nous, petit courant de musique techno underground électro, on a plus d’auditeurs que les radios nationales – en tout cas sur les podcasts -.

ZeMIXX, C’est le programme du podcast qui a lieu toute les semaines qui me permet de présenter des nouveautés, des exclus, mes coups de cœurs, des nouveaux sons etc. On est au numéro 512, donc ça fait 512 semaines qu’on prend du plaisir à produire ce ZeMIXX.

7. Avez-vous une anecdote d’un de vos lives?

Je peux vous raconter une anecdote. L’année dernière ou il y a deux ans, on va faire un concert en Ukraine à Kiev, pour l’inauguration d’une salle de spectacle. on atterrit vers 15h et le spectacle avait lieu à minuit. Donc dès qu’on arrive à l’aéroport, on demande au promoteur si on peut aller voir la salle pour s’installer, poser les ordinateurs et regarder un peu comment faire pour donner le meilleur spectacle possible. Le promoteur nous dit «attendez là, tout n’est pas près, ils finissent d’installer, vous avez bien facilement une heure » et il nous emmène déjeuner.

Le déjeuner finit, je m’impatiente et on insiste auprès du promoteur pour qu’il nous emmène voir la salle. Et quand on arrive de l’extérieur, il y avait un détail qui était assez amusant. Avec benjamin, on regarde la salle d’à côté, en fait le bâtiment était en travaux. ils étaient en train de mettre de la pelouse en rouleau et ce genre de choses. Et la grande surprise, c’est que c’était la salle de spectacle ou l’on devait jouer qui était en travaux. On rentre, et là, les gens étaient en train de faire la soudure, aucune lampe n’était posée. (rires)

C’est à dire qu’ on voyait les fils qui passait à travers des faux plafonds, il y avait un plombier qui arrivait en même temps que nous sur le parking avec des toilettes dans son camion et qui disait « bon faut que j’aille poser les toilettes » et je me suis dit « qu’est ce que c’est que ce truc là ». On se demandait comment on allait faire un spectacle dans cette salle dans moins de 4 heures et c’était incroyable.

Au final, ça c’est plutôt bien passé. ils n ‘ont pas ouvert la partie du haut, qui était une grande mezzanine mais les gens étaient en bas et ils étaient plutôt contents, ils ont foulé un parquet neuf de quelques heures et ça sentait fort la peinture il faut le dire. Mais la soirée c’est bien passée.

8. Comment voyez-vous la musique électro aujourd’hui?

C’est plutôt pas mal, on a de la chance, de pouvoir s’exprimer, que les radios passent nos titres, que les djs sont de plus en plus enthousiastes à passer de la musique électro.

9. Avec quel artiste mort ou vivant aimeriez vous faire un featuring ?

Deux artistes majeurs : un mort un vivant. Mickael Jackson et Prince, deux monstres de la musique. Et faire un feat avec eux je pense que c’est atteindre le Saint graal de la production.

10. Si vous étiez un son ?

Un son de basse bien grave et bien fort.

11. Si vous étiez un instrument ?

Je serai un piano, je trouve ça joli le piano. C’est beau.

12. Votre plus belle expérience (sur scène ou dans la vie) ?

Je vais vous parler des choses sur scène car les expériences dans ma vie ne regardent que moi (rires) mais je garde un souvenir attendrit de la première édition de Inox Park quand on avait travaillé comme des fous, ce qui est toujours le cas puisque c’est une édition annuelle qui demande beaucoup de taf. Mais pour la première, quand on avait réussie à la monter, j’étais assez ému d’avoir réussi et d’être passé d’un rêve à quelque chose de concret. Je me souviens que quand jetais sur scène à inox saison 1, c’était assez fort émotionnellement.

13. On vous retrouve le 5 septembre pour l’événement INOX PARIS 6 sur l’île des impressionnistes. Vous êtes un habitué maintenant, pourquoi revenir encore cette année ?

Tout simplement parce que Inox park c’est un peu mon bébé, je travaille maintenant avec une équipe à l’année pour faire le plus beau show en plein air et en journée. J’ai donc une casquette de producteur et la deuxième casquette, c’est celle d’artiste et je ne peux pas m’empêcher quand on a monté une belle scène avec beaucoup,   beaucoup de matériels, de m’amuser avec ça et de donner du plaisir aux gens avec ma musique. Pour moi c’est un peu logique d’utiliser ces deux casquettes.

14. Un dernier mot pour la Chill Music et vos fans qui seront à INOX PARIS 6 ?

Vous êtes les bienvenus, j’espère que vous allez passer une bonne journée. Pleins de scènes et d’artistes différents, merci de venir en tout cas à Inox Park et on est très fiers d’être un festival différent. Content d’être original et de favoriser les gens qui viennent déguisés entre amis . Merci et on se voit le 5 septembre salut !

Plus d’infos sur Joachim Garrraud :

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