Max Jury : une mélancolie simple et assumée

Quand les codes d’un genre sont mélangés avec diverses influences, le résultat est probant. Ce mélange est orchestré par un jeune homme de 23 ans, qui cache dans ses musiques un univers vaste et soigné. Depuis le 3 juin 2016, son album éponyme est déjà acclamé par la critique, qu’elle soit journalistique ou artistique. Bienvenue dans notre rubrique découverte En Quête de Son, où l’on vous parle du premier album du jeune Max Jury.

11 titres très maîtrisés

Dès les premières mesures, on sent tout de suite la justesse que porte l’artiste à travers ses créations. Au détriment d’une écriture complexe, chaque musique de l’album possède une ambiance différente, liée par le ton employé. La légèreté des émotions y fait sens, comme sur les titres ‘Beg & Crawl’ et ‘Great American Novel’. Deux titres aux paroles nostalgiques, dont la profondeur émane d’une composition minutieuse, et très personnelle.

Dans l’ensemble, l’album n’a rien de révolutionnaire. Pop et Country se croisent, en piochant de nombreuses influences dans d’autres genres, sans jamais les sublimer. Pourtant, on peut accrocher à l’univers de Max Jury si on l’aborde à cœur ouvert. Les paroles sont très représentatives de l’intention du chanteur, qui est de prendre par les sentiments l’auditeurs.

Des racines omniprésentes

On vous parlait d’influences nombreuses et variées, et des précisions s’imposent. Par exemple, on peut entendre régulièrement des voix de Gospel ou des accords façon Pop anglaise sur les pistes de ce premier opus. La Country y est également présente, mais n’efface pas les autres styles exploités.

Ces influences sont explicitées par la réalisation même de l’album ; enregistré avec le directeur musical d’une petite église noire de Caroline du Nord. Le garçon de 23 ans a pu prendre une liberté inconditionnelle, où les émotions pures sont

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