Nowadays Records : bravez l’obscurité en suivant Ténéré

Lorsque l’atmosphère se fait pesante, que l’on sent cette étroite torpeur qui nous envahit au cœur des ténèbres, il est rassurant de se délecter d’une pièce de Ténéré. Mais à travers l’aigreur de la nuit, saurez-vous apprécier les confins d’un univers aussi mouvant que  tourmenté ? Riptide répond à vos questions au gré des faveurs astrales que propose la musique électronique, et par le biais d’un sublime EP intitulé Lux In Tenebris.

Un label tapis dans l’ombre

Même si la renommée du label fondé par La Fine Équipe n’est plus à faire, être une maison  constante donne souvent des airs de grand soir. Et pour cause, les pépites découvertes de par cette régularité sont remarquables, à la manière des Clément Bazin, Jumo, Sequoia, Phazz et autres Leska. Dans la lignée de ses prédécesseurs, Ténéré est l’exemple parfait pour illustrer un désir mûrement réfléchit de renouveler la musique électronique. Du moins, d’y apporter une touche toute nouvelle, pour en explorer les limites. Nowadays frappe un grand coup, loin des clivages mourant initiés par l’industrie du disque.

D’ailleurs c’est loin du mystère que Ténéré, de son vrai nom Pierre-Elie Robert, fait ses premières apparitions dans le paysage musical. Telle une forme moins aboutie et plus large sur les horizons, son duo Vendredi propose déjà des compositions très fournies, que nous vous invitons chaleureusement a écouté.

De nombreuses qualités perceptibles

Parmi ce florilège de bons points, il faut compter sur un aspect planant provoqué par les arpèges en cascade, et les séquences très aiguës de synthétiseur. Et indéniablement, l’EP s’explicite lui-même : le premier morceau est sombre et mystérieux, tandis que le deuxième est clair et parfumé. On aborde respectivement les titres ‘Tenebris’ et ‘In Lucem’, qui se chevauchent à la perfection. À noter que la seconde track est un featuring avec Clara Sergent.

On parle alors d’adjectifs relatifs à la qualité de cette sortie : technique par sa construction, osée par sa recherche en termes de texture, et poignante par la profondeur qui s’en dégage. C’est beau, à en déchirer le cœur des sensibles. Si on se devait de nommer le style développé au cours de cette double création, nous serions probablement imprécis. En tout cas, il est évident de parler d’une forme presque narrative ; fermez les yeux, imprégnez-vous de ces plus de 6 minutes d’écoute, et laissez cours à votre imagination. Bien que la musique se suffit à elle-même en terme de message, rares sont celles qui galvanisent l’inconscient, au point de pouvoir visualiser des images sorties de nos songes personnelles.

À la limite de la frustration

Il fallait bien citer un défaut sur ce diptyque musical. Et bien on ne peut qu’exprimer le désir d’en entendre plus : un 2 titres alléchant, ne signifie pas suffisant ! L’auditeur se sent Roi : nous voulons plus de Ténéré.

En espérant que l’auteur de cette nouvelle sortie passe de « l’ombre à la lumière », comme indique le titre de son œuvre en latin.

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