Le week-end dernier, c’était l’Amsterdam Dance Event !

Lorsque les fans de musique électronique se rassemblent pour ne former qu’un, c’est un événement annuel sans précédent qui commence. L’Amsterdam Dance Event (ADE) fêtait ses 20 ans d’existence, et le rassemblement culturel de l’année dans la musique électronique, a tenu ses lettres de noblesse. Les organisateurs attendaient près de 400 000 personnes. Nous avons contacté un passionné de musique électronique en général, qui était à l’ADE et nous avons pu lui poser quelques questions. Des Platines et des Scènes vous parle de l’ADE !

Une « Electro » nation

La Hollande, c’est le pays par définition de la musique électronique. Quand on sait que le King’s Day (fête nationale hollandaise) rassemble de nombreux dj’s dans la rue pour célébrer cette journée aux platines, on comprend mieux le rapport de ce pays avec ce style musical. Totalement ancrée dans la culture, tous les styles liés à la musique électro’ sont mis en avant, et une large partie de la population en vie ou en consomme.

Lucas est un bedroom producer (artiste amateur, qui compose depuis sa « chambre »), et est un aspirant DJ. Il compose sur le célèbre FL Studio depuis plusieurs années, et aime produire de la Groove (dérivé de la Progressive House Suédoise).  Il avait prévu son escapade depuis un moment, et n’a pas été déçu du voyage. Une belle expérience qu’il partage avec la Chill. On vous invite par ailleurs à jeter un coup d’œil à sa page Facebook de producteur amateur !

Salut Lucas ! Peux-tu nous expliquer en quoi consiste l’ADE ?

« L’ADE est un événement qui a lieu chaque année à Amsterdam et qui regroupe toutes les communautés de la musique électronique autour de soirées, concerts, showcases, soundlabs, demodrops, conférences et masterclasses. Pour les locaux c’est la fête de la musique pendant une semaine, pour les DJs et labels c’est l’occasion de l’année (sur la scène européenne) de récolter de nouveaux fans, dénicher de nouveaux talents, montrer et tester leurs prochaines sorties ainsi que faire la promotion de leur travail. C’est LE plus gros rassemblement de la musique électronique et dance de la planète avec la Miami Music Week.

Qu’est-ce qui t’a motivé à y aller ?

J’ai d’abord été motivé, en tant que passionné de musique, par les line ups des différentes soirées des éditions précédentes. Tout y est, et pour tous les goûts : Electro, Progressive, House, Deep, Future, Tech House, Techno, Dub, Experimental, Drum & Bass, Trap, Dubstep et j’en passe. Ma deuxième motivation était l’aspect découvertes, rencontres et carrière. En tant qu’artiste débutant sur la scène de la musique électronique l’ADE est une opportunité d’assister à des Masterclass, des Demodrops (qui te permettent de rentrer en contact avec des artistes reconnus et de les faire écouter tes prods) et des soundlabs (qui sont l’occasion rêvée de tester les prototypes et nouveaux produits du marché). Et enfin je voulais aussi visiter la mythique ville d’Amsterdam !

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Au plus proche de l’action, face à Corey James ; chouchou de Steve Angello et Kryder.
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Quel était ton budget pour l’occasion ?

Au niveau de mon budget j’étais large, étant donné que j’ai un taf a côté de mes études. J’ai dû dépenser en tout autour de 500€ (Airbnb pris en retard, train pris en retard, billets de concert/soirée, et la vie la bas qui n’est pas si chère). Mais si je devais fixer un budget plus commun, je dirais entre 300 et 400€.

On sait que de nombreux artistes tiennent chaque année des masterclass. Quel est l’intérêt de ce genre de conférences selon toi ?

Les Masterclass, c’est simplement un vidéo projecteur branché à un projet de prod sur un DAW (logiciel de production), le tout sur un ordi et expliqué par un professionnel (Producteur/DJ ou Ingénieur du son). Je pense que c’est l’occasion d’acquérir des vrais conseils de professionnels qui ont déjà des années d’expérience. Mais je pense par dessus tout que les gens vont y voir les artistes qui les inspirent le plus pour observer leur technique.. ce qui est plus utile que de payer une session avec un ingé’ son qui te donnera des conseils trop généraux. Mais il y a une chose à ne pas oublier : les Masterclass sont payantes… Et elles ne sont pas données.

Ton meilleur souvenir de l’Amsterdam Dance Event ?

Plusieurs moments m’ont marqué, tous aussi magiques les uns que les autres !

1 – Les boites à Amsterdam sont à un autre level ; chaque boîte a un système son extrêmement bien réglé. Je me rappelle être arrivé à la soirée Toolroom (le label de Mark Knight) et d’avoir vu 2 murs de sons Pioneer… Vraiment incroyable. De plus, les boîtes vont du bar-lounge super intimiste, au grand hangar égalant la salle de concert, sans oublier que TOUS les établissement sont occupés par l’ADE à cette période. J’ai même vu une soirée ADE dans un casino (rire).

2 – J’ai eu l’occasion de donner de main à main une clé USB pleine de démos à une de mes plus grandes inspirations : Marcus Schossow… rien à dire de plus là dessus.

3 – Le nombre de sons unreleased (non publiés) joués par shows… Impressionnant. C’est là que tu vois à quel point chacun prépare cet event. »

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Marcus Schossow, artiste Progressive House à qui Lucas a pu donner le « Saint Graal ».
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