[REPORT] Astropolis : Week-end pluvieux, week-end heureux

Comme chaque année le bon rendez-vous techno du début d’été se déroule à Brest, nous voilà donc en route pour la 22ème édition du festival Astropolis.

Vendredi pas de chichi

Ce soir, nous allons à la Suite, l’espace Clubbing du festival sur le port Brestois. Un programme plutôt progressif avec un enchainement de sons house/techno qui devrait nous plaire.
Nous voilà rentrés dans l’arène, comme à chaque fois, l’accent est mis sur l’aspect visuel du club. C’est la fin du set House / Deep House de TIME & SPACE, le duo d’Armel & Sullivan qui réalise une très bonne mise en jambe. Comme prévu, c’est au tour de MAD REY, le jeune parisien de chez D.Ko Records. Ce set, définitivement house, représente parfaitement la pâte et l’énergie du label, un choix musical toujours très pointu, avec cette recherche du groove qui met tout le monde d’accord. Un artiste émergeant qui n’a pas fini de faire parler de lui.

C’est enfin l’heure du B2B très attendu de la soirée, entre Roman Flügel et Axel Boman. Au contrôle de la Suite, un voyage se créé entre harmonies et rythmes bien sentis. Les deux partenaires s’éclatent et ça se ressent. La chaleur de la suite rajoute à cela une réelle dimension au set. Pause…

Le dernier artiste, Dan Shake se chargera du closing de cette magnifique soirée. Avec un début plutôt groovy, l’artiste va très vite se recentrer sur une techno plus percutante. Nous quittons les lieux avec de très beaux souvenirs en tête. Juste le temps d’observer le lever de soleil sur le port avant d’aller dormir car demain, le challenge de Keroual nous attend.

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Régalade pour le public face à Dan Shake. © Souenellen
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Samedi : place à l’insomnie

Le petit rendez-vous Chill de ce début de journée se trouve au Beau Rivage : le parfait cadre idyllique pour un apéro entre potes, au soleil, et en musique. Un système simple de navette est mis en place jusqu’au Manoir de Keroual. Comme toujours, la route est joyeuse et rythmée par les différents chants de festivaliers pressés d’en découdre.

Nous voilà rentrés dans le magnifique site et tout est au rendez vous : la décoration, les jeux de lumières, il y a même une grande roue, des autos tamponneuses, … Un vrai village autonome rien que pour les festivaliers ! C’est l’heure de Kerri Chandler, surdoué et pionnier de la house depuis ses débuts dans les années 1990, sa vision très spirituelle de la house musique est unique, et il nous livre ainsi une magnifique prestation.

Nouvelle invitée surprise : la pluie… Mais en Bretagne il en faut bien plus pour décourager les festivaliers. « Seul inconvénient pour le moment c’est que ça dilue la pinte que tu tiens à la main » s’écrit un mec qui passe à coté de moi.
Juste le temps de passer observer le live de DNGLS (l’alter ego du Valentinois Maxime Dangles), aux commandes de son vaisseau modulaire : il envoie du steak !

Nous arrivons donc sur la scène Mékanik : la curiosité nous a poussé à aller observer la prestation de SHXCXCHCXSH. Un live très langoureux aux sonorités abstraites et poussées. Leurs recherches semblent êtres travaillées au maximum. Un peu trop minimaliste pour certains ? Une fille à coté de moi m’a tout de même posé 4 fois la question : « Il arrive bientôt le kick ? ».

Alerte ! C’est au tour de Len Faki de prendre les rênes ; à cause des intempéries, la salle est pleine à craquer. Nous voilà donc courant sous la pluie afin d’atteindre notre but : le set minimal tant attendu. On en voulait, on a été servi. Fidèle à sa conception, Len Faki a réalisé une des meilleures performances que l’on ai pu observer. Une déferlante de Kicks/hats & Snares, avec bien sûr la petite dose de tracks inconnues qui n’en finiront pas d’exciter la toile la semaine prochaine à coup de « Track ID ? ».

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Len Faki en pleine bourre. © Maxime Chermat
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Manu le Malin, patron de la scène Mékanik, et maitre de sa conception du hardcore, nous a livré un mix époustouflant et d’une technique imparable. Pendant ce temps là il y avait Agoria à l’Astrofloor, avec un set rondement mené, sans encombre et très efficace. Même si la pluie a quelque peu chamboulé notre organisation, nous ne pouvions pas rater le magnifique lever de soleil accompagné à la perfection par le tout récent duo Trunkline ( Madbeen et Yaan Lean). Un live propre et impulsif que nous étions très pressés de voir après le partage de leur inventive fiche technique. Les deux compères sont en osmose, entre eux, mais aussi avec leur public.

Il est déjà l’heure du final, à l’Astrofloor. Cette année le closing est réalisé par Maceo Plex, rien de mieux qu’une techno bien trempée (sans mauvais jeux de mots, promis !) pour finir ce doux week end en apothéose, dans la gadoue. La navette arrive, pour un retour moins festif. Arrivés dans le centre ville, le temps de dire au revoir aux copains, nous sommes en route pour un repos bien mérité. C’est ainsi que l’on quitte Astropolis !

ASTROPOLIS 2016 : Vive Brest, Vive la Pluie, Vive Astro !

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Maceo Plex lors du closing, au petit matin. © Alban Gendrot
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