Report : DGTL Festival 2016 – Barcelone

Du 12 au 13 Août dernier s’est tenu le DGTL Festival de Barcelone au Parc Del Forum pour la deuxième année consécutive. Ce fut pour nos deux gagnantes et reporters une bonne excuse pour retourner chez les catalans après l’expérience du Sonar de Juin dernier. Elles vous racontent leur week-end.

La chaleur barcelonaise du DGTL

Le DGTL, ce n’est pas qu’est simple festival. C’est le festival Hollandais exporté en Espagne. Un line-up parfait avec une cinquantaine de grosses têtes d’affiches de renommée internationale invitées. Le vendredi, nous avons eu le plaisir de voir Dixon, Jamie Jones B2B Joseph Capriati, Ben UFO, Gui Boratto, Kink, Maceo Plex, Pan Pot, Mano Le Tough et d’autres. Le samedi, N’to, Âme B2B Rodhad, Agoria, Andhim, Ben Klock, Boris Werner, Hot Since 82, Jeremy Underground, Joachim Pastor, John Talabot, Marcel Dettman et Nina Kraviz. Bref, une programmation qui pouvait en contenter plus d’un.

2 bars, 4 scènes au total : Stereo, Digital, Phono et Audio toutes extrêmement bien étudiées par les techniciens, pas de cacophonie, un cadre parfait pour chiller la journée au soleil avant la tombée de la nuit. Le succès international de 2015 les a poussé à ajouter une scène supplémentaire cette année. Décidemment, on ne sait plus où donner de la tête !

DAY 1 :

L’accès au site était assez simple. Les festivaliers amoureux du son étaient plutôt « bon enfant » et surtout de tous les âges. Ça allait du jeune ado avec son sac à dos de baroudeur aux « mamans électroniques » venues écouter les performances de leurs artistes favoris. L’environnement était plutôt hétéroclite avec une prédominance d’Italiens et de Français qui se sont déplacés spécialement pour l’événement.

Cette année, les membres de l’organisation ont prévu un stand végétarien ainsi qu’une farandole de restaurants type food trucks basés sur des thématiques de pays. Tout est réfléchi pour satisfaire le plus grand nombre.
De manière générale, nous avons été très gâtés par la météo contrairement à l’année précédente où la pluie a fait une soudaine apparition. Le soleil était au rendez-vous les deux jours, ce qui fut un pur plaisir. Cependant, tout a été pensé pour que les festivaliers puissent contempler les performances musicales au sec en cas de pluie : 2 scènes sur 4 avaient une partie abritée, de quoi en rassurer certains.

Nous avons commencé le festival face à Mano le Tough, suivi de Dixon.
Un pur plaisir auditif, comme d’habitude. Dixon fut l’un des meilleurs DJ programmés selon nous. Le brésilien Gui Boratto puis Kink nous ont obligé à jongler entre deux scènes mais le détour en valait la peine. Gui Boratto, un artiste accompli avec beaucoup de constance, et Kink qui a le talent de pouvoir transformer des titres dits «classiques » en des remix d’une lourdeur incroyable grâce aux machines qu’il utilise, un grand spectacle !

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22h30 – Gui Boratto achève son set et KinK à ses côtés près à reprendre le flambeau !

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Nous n’allons pas vous cacher qu’il nous a été difficile d’établir un programme optimisé lorsqu’on découvre que le set de Maceo Plex, celui de Pan-Pot et le B2B de Jamie Jones & Joseph Capriati avaient lieu en même temps. Le duo tellement attendu des deux monstres électroniques méritait tout de même la priorité. Difficile de quitter la scène Audio lorsqu’on commence à être pris dans le jeu époustouflant des deux hommes. Des styles musicaux très différents mais des artistes de pointe qui on su réaliser avec brio une performance hors normes. Etant en première loge, nous pouvions clairement distinguer une certaine complicité dans les jeux de regards et dans leur façon de mixer. Le spectacle était juste parfait, quant à la pelouse, bondée de monde.

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Jamie Jones et Joseph Capriati combinent leurs forces, pour un B2B des familles.
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Après avoir pris quelques risques auditifs face au mur de son, nous avons pris la direction de la scène Digital. Surpriiise !!! Obligés de passer par la scène Audio pour y accéder. Cela en a ravi plus d’un de tomber sur Pan-Pot, ces deux jeunes hommes au style très différent. L’attribution d’une scène pour ces deux artistes n’est pas arbitraire mais plutôt symbolique. Ils ont joué à l’intersection des scènes de part et d’autre du festival, à l’intersection des styles, là où tout le monde se retrouve en transition.

Nous avons finalement réussi à décoller pour nous diriger vers la scène DigitalMaceo Plex avait déjà commencé son set. On a pu apprécier ses tendances funky avec toujours une ligne de basses travaillée.

Nous avons aussi rendu visite à Ben UFO qui nous a encore transporté dans son univers cosmique. De grosses basses suivies de transition lunaires, de quoi en surprendre certain. Un set plein de surprises et de grosses prises de risque.

Première journée achevée, let’s go home and rest !!!

DAY 2 :

Le lendemain, sous un soleil de plomb, nous voilà de nouveau en direction du Parc del Forum pour la suite de l’aventure.

Cette journée s’annonce encore pleine de surprises et de découvertes. Pour commencer dans la bonne humeur, nous sommes allés devant la scène Audio voir Joachim Pastor suivi de N’to. Des sélectas mélodieuses et entraînantes, parfait pour chiller sur l’herbe et peaufiner son bronzage.

John Talabot est l’artiste natif de Barcelone à ne pas manquer lors d’une visite de la capitale catalane. Il n’hésite pas à faire transparaître ses origines à travers sa playlist minutieusement sélectionnée. Il propose un mélange de musique africaine psychédélique, de flamencos, le tout mélangé à la house ou même la disco. Un artiste qui en vaut réellement le détour.

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22h30 – Scène Digital – John Talabot met le feu à domicile.
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Apres cette bonne mise en jambe, nous voilà de nouveau sur un dilem : une petite pause s’annonce ? C’est le moment de profiter des espaces de « détente » entre les scènes, face aux food trucks, une petite focaccia et c’est reparti …

Pas le temps de traîner, direction la scène Audio pour assister à la prestation du fameux Andhim. Une agréable surprise avec une bonne sélecta Deep House, parfait pour apprécier le coucher du soleil et repartir sur des sons un peu plus techno type Detroit avec Agoria. 22h00 est l’heure très attendue pour beaucoup « d’amateurs de techno « , c’est le B2B d’Âme & Rodhad. Des transitions mélodiques deep house de Âme rythmées par les kicks berlinois de Rodhad avec des sons inspiré par la techno des années 90. Un set quelque peu décevant en vue de leur style respectif. Malheureusement, la complicité se faisait peu ressentir et donc le duo perdait de son intérêt.

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22h30 – Scène Digital – B2B entre Âme & Rodhad, au sommet de leur art.

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L’heure tourne l’heure tourne, un petit tour au bar central et là une résonance de basses nous attire vers la scène StereoBen Klock était en pleine action. Excellent DJ de techno et de minimale allemand et résident du Berghain, il a su parfaitement envoyer des sons tous plus lourds les uns que les autres, sans parler des transitions qui glissent du début à la fin.

La fin de la soirée approche mais l’énergie est là. Un petit mouvement de foule se fait ressentir vers la scène digital. Mais oui, c’est au tour de la belle Nina Kraviz de prendre les platines. Dur de laisser Ben Klock qui nous fait voyager mais impossible de louper ça. La prestation de la DJette russe underground fait partie des plus attendues du samedi. Un style purement vinyle, qui reste très apprécié de ses fans.

L’heure tourne, il est tant de changer de scène. Nous voilà repartis rejoindre la scène Audio sur un dancefloor bouillant avec Hot Since 82 pour clôturer le festival. Beaucoup d’énergie se fait ressentir, un set parfait pour bien clôturer ce festival.

Le système de cashless wrist bands (bracelets électroniques) était optimisé de façon à éviter un encombrement autour des caisses de recharge. Efficace et bien accroché au poignet, il nous a évité une préoccupation supplémentaire durant ces deux jours. Deux bars au total avec un nombre incroyable de barmen disponibles, toujours prêts à dégainer. Le staff était là ! Quasiment pas de queue pour se rafraîchir. Un vrai plaisir lorsque vous ne voulez pas manquer une miette du spectacle

Petit bémol, aucun endroit où recharger les téléphones. Tout le monde sait que les applis mobiles et l’appareil photo ne nous permet pas toujours de conserver notre batterie toute une soirée et il est quasiment impossible de retrouver son groupe d’amis dans cette foule compte tenu du monde qu’il y avait.

Un conseil pour les amoureux du son : prévoyez des boules Quies si vous aimez sentir vibrer votre cage thoracique en même temps que les basses. La puissance du son peut s’avérer dangereuse. Nous avons tous mis quelques jours avant de récupérer nos oreilles alors soyez prudent…

Merci à toute l’équipe de la DGTL pour ces moments exceptionnels et à l’année prochaine pour une nouvelle aventure.

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