Une soirée complète avec Gramatik

Si vous deviez être quelque part samedi dernier, c’était sans aucun doute au Zénith pour le concert tant attendu de Gramatik. Chill Music vous l’avait annoncé quelques jours avant, et vous proposait de gagner 2 places pour ce concert. On met notre main a couper que les petits veinards qui les ont gagnées, ont pris une claque. Alors laissez-nous vous raconter pourquoi nous étions si excités à l’idée de voir notre cher Slovène.

Mais avant tout, petit cours d’histoire : Gramatik est un DJ et producteur de musique électronique. A 3 ans déjà, il se passionne de Funk, Jazz et Soul, grâce aux cassettes de sa grande sœur (on la remercie chaleureusement d’ailleurs). Puis 10 ans plus tard, il bidouille sur son vieux PC ses premières tracks qu’il partage via la plateforme Beatports. Denis Jasarevic de son vrai nom, enchaîne les performances, marquées par son style si particulier, mais également par cette volonté de rendre gratuit et accessible l’ensemble de son œuvre musicale. Toute sa discographie (14 albums et EP distincts quand même) se télécharge gratuitement sur internet. Alors on dit chapeau, car peu d’artiste de cette notoriété peuvent se vanter de préférer le libre partage à la rentabilité. Ah et on retiendra aussi qu’il est née en Slovénie, oui c’est important, vous en connaissez beaucoup des artistes Slovènes vous ?

The Geek x VRV ouvre le bal

Nous rejoignons donc, en ce samedi soir de Pâques, la très belle salle du Zénith. Entrée fluide, service de sécurité souriant et aimable, la file d’attente est ambiancée par le son des enceintes portables et les discussions animées. Pile poile à l’heure pour la première partie, la salle est déjà bien remplie pour accueillir l’incontournable duo parisien : The Geek x VRV. Vous les connaissez sûrement, notamment pour « It’s because », une de leur track les plus appréciée, ou pour leur précédent passage auprès de Major Lazer ; Dillon Francis, ou… Gramatik tiens donc.

On a personnellement adoré la performance, ces deux amis nous mettent en jambe tout de suite et nous gratifient de leur dernière et magnifique pépite « Origami ». Suivez de très prêt ce groupe, vous entendrez de plus en plus parler d’eux à l’avenir (ils seront d’ailleurs à l’Olympia le 2 avril avec Bruno Coquatrix, rien que ça). En bref, un mélange affolant de Hip-Hop oldschool, de Downtempo et d’Électro qui se marient à merveille. Que demande le peuple ? Il en demande encore tout simplement. Et il va être servi, car nos petits frenchies viennent de finir leur set, et Gramatik fait son entrée.

Le set du maestro : Gramatik

Et quelle entrée ! On a rarement entendu une foule hurler autant. Nous sommes postés en haut des gradins et le spectacle est ahurissant, tant par l’énergie du public que par la musique de Gramatik. L’occasion pour ce dernier de nous lâcher certains sons du dernier album « Epigram » : Trap et Dark Disco sont très présentes sur ce dernier bijou.

Puis Gramatik enchaîne avec des tracks à la limite de l’EDM, relance ensuite un de ses vieux classiques qui ont fait sa renommée, nous achève avec de la Dubstep. Une incrustation d’un solo de pianiste pour détendre les oreilles, et on se demande comment certaines personnes déclarent, encore aujourd’hui, qu’être DJ ce n’est pas faire de la musique. Bref, il jongle avec tout, et il le fait bien. On ne peut qu’applaudir devant ce talent.

C’est cette alternance entre styles musicaux, empruntant des samples Jazz-Soul, mixant le tout avec des vocales diverses, qui rende cet artiste si plaisant. Apprécier le son d’un rief de Rock accompagnée d’une lourde ligne de basse est juste parfait : on a qu’une seule envie, c’est de danser, suivre cette rythmique folle et enivrante. En parlant d’enivrement, petite pause bière au stand Heineken, et une fois le verre fini, hop dans la machine spécialement prévue à cet effet : on place le gobelet et on récupère la caution. Petit détail qui change la vie du public, c’est simple, rapide, et évite les attroupements pour le petit euro de caution qu’on n’ira jamais rechercher face aux files d’attentes devant les bars.

22h30 et la fin du concert

Après cette petite pause, retour dans la cage au lion. On avait commencé le concert aux gradins (on a d’ailleurs été étonné de voir des gens assis. Wtf !?). Bref, on voulait désormais tester l’arène. Grosse grosse ambiance, ça bouge de partout, ça lève les mains, et surtout ça danse ! Et oui, car à l’inverse d’un artiste plus Deep où les corps bougent machinalement, Gramatik est dans la mélodie, la rythmique, bien plus propices aux déhanchements et mouvements corporels. Bon par contre, si vous alliez un peu plus au devant de la scène, la danse en question se transformait en pogo. C’est bien aussi un petit pogo de temps en temps, mais si vous avez un corps de lâche comme nous, vous ne tiendrez pas très longtemps. Petite séquence émotion vers 22h30 lorsque l’artiste demande au public « Put Your Lights On » et que le Zénith entier s’illumine : un classique qui marche toujours. Un grand bravo également à tous les ingénieurs sons et lumières : vous nous avez offert un spectacle aussi bon musicalement que visuellement, un sans-faute messieurs.

On ressort du concert la banane aux lèvres, le t-shirt trempé, et l’assurance d’une chose : on poursuis tout de suite la soirée à l’Aftershow du Zig Zag réécouter notre Slovène préféré !


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