WEATHER WINTER FESTIVAL 2015 – Réactions après 13h de concert

Tout le monde connaît ou a déjà entendu parler du Weather à Paris. Un festival électro/techno créer par les types de la Concrète qui veulent et qui ont pour but de faire promouvoir cette culture, et ce type de musique. L’événement se passe donc dans la capitale début juin sur un lieu unique et secret révélé 2-3 jours avant.

Oui, on garde tout de même l’effet underground de la chose. Cette année, l’équipe du Weather fait fort, et réalise une version « hiver » de son festival, le WeatherWinter. Plus court, cet évent n’est de l’ordre que d’une soirée contre 4 jours pour l’original. Mais une nuit de 18h à 8h par un temps maussade, je pense que c’est largement suffisant. Surtout, après avoir vu la prog pour une seule nuit, plus de 10 noms sur le visuel !

En revanche n’étant pas allé aux autres Weather en juin, vous n’aurez là qu’un avis fondé sur la version hiver du Weather. Mais si vous m’offrez un pass pour cet été, alors là oui, je pourrais vous faire une comparaison.

Bref.

Amoureuse de la techno, je me suis retrouvée devant les portes de Paris Event Center à 18h pile sous un vent glacial. Quasi personne dans la file et je comprendrais pourquoi, par la suite. Voilà déjà 30 minutes que j’attendais debout, sans manteau, sans écharpe, rien. 18h30 et les grilles toujours pas ouvertes. Avec un ressenti de -12°, et une envie pressante d’entendre du lourd, c’est pas que je m’impatientais, mais bon, un peu quand même. L’attente était longue. 18h40, les grilles s’ouvrent enfin et je m’en presse de rentrer pour traverser à toute allure les chenilles de queue vide. J’entre dans le Paris Event Center, et là WO ! La claque. C’était immense, on pouvait y garer 3-4 planeurs. La scène 1 (principale) était décorée de 3 longs écrans, mais bon, je n’ai pas trouvé ça super ouf. Enfin je m’attendais à mieux pour cette scène. Les mêmes visuels graphiques revenaient souvent toute la soirée, il n’y avait pas changement.  J’aurais aimé que le WeatherWinter se sert plus de ces trois écrans immenses, qu’ils développent un peu mieux leur technique, car oui il y avait bien le potentiel pour. La scène restait tout de même bien éclairée et bien mise en avant, mais bon, je suis restée sur ma faim. Dix neuf heures passées, pas grand monde dans le hangar du Paris Event Center, je vais continuer mon petit tour des lieux.

À l’extérieur de la pièce se trouvaient les foods-trucks étalés les uns à coté des autres, avec à l’intérieur un personnel qui se les caillait sévères. Tu m’étonnes.  À cet endroit se trouvait aussi le CamionBazard, équipe que j’avais déjà entendu parler sur le web avec leur coté disjoncté de la musique. Et franchement l’ambiance qu’ils transmettaient était vraiment sympa. Leurs sons faisaient un petit contraste avec la scène principale du WeatherWinter.

Ce n’est qu’à partir de 23h-00h que le peuple commence à arriver et l’on voit que le hangar se remplit en masse. Au moment du mixe de François X, là il était quasi plein et l’ambiance était au rendez-vous. La deuxième scène venait d’ouvrir et je me suis oppressée d’y jeter un coup d’œil. Pas de grand écran comme la scène 1, mais une scène remplit de néons et formes géométriques. Curieusement, j’ai préféré ce rendu visuel à la scène 1. Les mixes se sont enchainés un à un et les djs ont vraiment tout donné, c’était un pure moment de folie. Le live de Robert Hood à 2h00 était énorme! J’y ai d’ailleurs dépensé la plupart de mon énergie. Déjà plus de dix heures que j’étais sur les lieux à bouger mon corps dans tous les sens, et voilà que la fatigue commence petit à petit à s’emparer de moi. Mais hors de question, il fallait résister et tenir jusqu’au bout pour le live de Laurent Garnier de 5h à 8h.

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Et croyez moi, dès le début de son live, Laurent nous a mis la patté dans la scène 2. Un live d’une pure beauté audible, un génie de la tehno, un dieu […]. Enfin bref, je vais pas tous vous les faire. Le Weather nous a vraiment gatté avec ce live de 3h. Tellement c’était hors du commun et chaud, des gouttes d’eau se sont misent à tomber dans la salle. Mais pas n’importe quelles gouttes, de la bonne grosse sueur de porcs. Moui moui. Rien de telle que de ressentir une goutte tomber le long de son front pendant que t’es dans ton trip. Génial.

Voilà, arrivé 6h30, épuisée, le corps cassé, je repars du Paris Event Center avec du son encore plein les oreilles. Une soirée mémorable, qui malgré ces petits aléas était plus que gigantesque. Un public déchainé et passionné qui fait rêver. Bref, cette version hivernale m’a donné envie d’y retourner en juin prochain.

La soirée a été entièrement filmé et retranscrite en direct sur Arte, vous pouvez donc voir et revoir les lives sur leur site, un conseil,  allez mater celui de Laurent Garnier ici.

On vous attends donc le 4 juin prochain pour vivre le Weather 2015 !


 

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